vache2L’Europe accepte enfin d’actionner des outils de régulation pour agir sur la surproduction, cause principale de la crise des filières d’élevage.

Tenace, la France, a été entendue par la Commission européenne pour mettre en place des mesures concrètes afin de juguler la crise du lait et du porc, secteurs les plus impactés par les surplus de production et les baisses de prix.

Cet accord du 14 mars marque un tournant. La France, avec l’appui de ses partenaires, en particulier l’Allemagne, a été entendue sur la nécessité de rétablir un équilibre entre l’offre et la demande, et ne plus laisser les éleveurs seuls face aux aléas d’un marché mondialisé.

Ainsi l’activation de « l’article 222 » qui permet une régulation du marché laitier, encore jamais utilisée mais réclamée depuis longtemps par Stéphane Le Foll, est autorisée. Il s’agit d’une dérogation au droit de la concurrence, qui permet aux opérateurs de se mettre d’accord pour limiter temporairement leur production.

Sur les mécanismes d’intervention, les plafonds sont doublés pour la poudre de lait et le beurre, ce qui permettra de faire face à l’augmentation actuelle de production, le temps que les mesures de limitation de la production produisent leurs effets. Pour le porc, comme le souhaitait la France, la commission a pris l’engagement de remettre en place des mesures de stockage privé.

Autre combat essentiel, la France a obtenu la possibilité d’expérimenter l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés. C’est une avancée majeure pour mieux valoriser les produits de nos éleveurs auprès des consommateurs.

La France se bat depuis des mois pour obtenir ces mesures de régulation attendues par nos éleveurs. L’accord d’hier constitue une avancée majeure pour répondre à la crise de l’élevage.