BrexitLa sortie de l’Europe décidée par les citoyens britanniques, le Brexit, est un choc pour tous les Européens.

Dominée par les politiques libérales ou ultra-libérales, souvent perdue dans les méandres technocratiques, incapable d’agir efficacement face à la crise agricole ou à la crise des réfugiés, l’Europe déçoit et ne fait plus envie.

L’Europe est devenue illisible et incompréhensible, ce qui permet de la rendre responsable de tous nos maux.

Nous avons une responsabilité historique, alors que le populisme progresse partout : celle de refonder l’Union, pour réconcilier l’Europe avec les peuples qui la composent.

Il est urgent de redire et d’assumer le sens du projet européen, qui ne peut pas être qu’un grand marché doté d’une monnaie unique.

L’Europe de demain doit être plus efficace, plus démocratique et plus protectrice.

Fédération d’Etats-nations, selon la définition de Jacques Delors, elle doit mieux articuler les niveaux nationaux et européens, les parlements nationaux et le parlement européen. Elle doit doter la zone Euro d’une gouvernance démocratique, et prendre en charge les problèmes que les États ne peuvent résoudre seuls : la sécurité, le terrorisme, les flux migratoires, le dumping social et fiscal, sans vouloir traiter de tout. Si la totalité des 27 pays ne souscrivent pas à ces objectifs, n’excluons pas la possibilité de le faire à quelques pays, au sein de l’Union.

L’Europe, c’est la paix, le développement, et la solidarité. C’est ce qui permettra à nos pays d’être plus forts ensemble dans la mondialisation.