L’accord entre les producteurs de lait et Lactalis est un compromis nécessaire pour sortir d’une situation très tendue. Pour autant, tous les problèmes ne sont pas résolus. Les producteurs ne peuvent pas être livrés aux seuls aléas d’un marché mondial sur lequel ils n’ont aucune prise.

C’est pourquoi il est capital de bâtir de nouvelles relations entre les partenaires de la filière laitière, producteurs, laiteries, grande distribution, pour mieux répartir la valeur ajoutée et assurer un revenu digne à chacun. Pour cela, le rapport de forces dans les discussions commerciales doit être rééquilibré et les producteurs mieux défendus : c’est le sens de la loi Sapin2, actuellement en débat au Parlement.

Au-delà, rien ne sera durable sans une maîtrise des volumes produits en Europe, alors que la surproduction laitière fait chuter les prix payés aux producteurs. Un premier pas positif a été franchi, à l’initiative de la France. C’est une étape vers une régulation nécessaire, pour soutenir une agriculture dynamique, qui fasse vivre nos éleveurs et nos territoires.