vachesLors des questions d’actualité au gouvernement ce mercredi, j’ai interrogé le ministre de l’Agriculture.

Le Salon de l’agriculture ouvre ses portes samedi dans un contexte de doute pour le monde agricole et pour les consommateurs.

Les éleveurs bovins sont en colère face au projet de traité Mercosur, qui est une vraie épée de Damoclès au-dessus de la filière bovine, et les agriculteurs sont inquiets face à la possible réduction de 30 %, selon la Commission Européenne, du budget de la PAC.

Les consommateurs, les citoyens sont eux ébranlés par les crises successives, Fipronil, Lactalis. Et dernièrement, ils s’inquiètent même des risques pour la santé, de ce qu’on appelle les aliments « ultra-transformés ».

Les États Généraux de l’alimentation, comme le discours du Président de la République à Rungis, avaient soulevé beaucoup d’espoir.

D’abord chez les agriculteurs qui peinent à vivre de leur travail mais aussi chez les consommateurs, qui avaient entendu la volonté de rendre leur alimentation plus sûre, plus saine et à des prix accessibles.

Hélas, le projet de loi du Gouvernement est loin aujourd’hui de l’ambition qu’avait affichée le Président de la République de « repenser les modèles productifs » et de sortir d’un modèle qui, selon lui, n’est « plus soutenable » : trop de silences sur la régulation indispensable au plan européen pour assurer un revenu solide aux agriculteurs, trop d’oublis, sur la maîtrise du foncier, l’éducation des plus jeunes, la formation, les contrôles par l’Etat, ou sur la qualité des produits.

Il n’y aura pas de « nouvelle France agricole » sans confiance des consommateurs dans leur alimentation, et avec l’assurance d’un vrai revenu pour les agriculteurs. Êtes-vous prêt à entendre les propositions du Parlement pour bâtir le nouveau pacte social dont la France agricole a plus que jamais besoin ? ai-je interrogé .

Le ministre de l’agriculture a répondu que le gouvernement avait « une ambition forte pour la PAC » et était « totalement mobilisé » sur ces questions…