J’ai voté contre la loi Agriculture & Alimentation. Après 8 jours et 8 nuits de débat, c’est la déception qui l’emporte, avec le sentiment d’une occasion manquée. Il ne reste pas grand-chose des propositions et de l’ambition des Etats Généraux de l’Alimentation.

Sur le revenu des agriculteurs, les dispositions présentées n’auront que peu d’effet tant que ne sera pas engagée la régulation des marchés et des productions au plan européen. Attention aux désillusions !

Le défi que nous avons à relever, c’est celui d’une alimentation pour tous, de qualité, qui puisse rémunérer vraiment ceux qui font l’alimentation.

J’avais proposé 32 amendements en ce sens, pour des contrats commerciaux plus stables, pour une alimentation plus saine, pour une vraie éducation à l’alimentation, pour l’encadrement de la publicité à destination des enfants et des adolescents, ou pour la création d’un fonds d’indemnisation des victimes des produits phytosanitaires.

Hélas, ces amendements ont été la plupart du temps rejetés.