Depuis dimanche 1er juillet, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double-sens sans séparateur central est limitée à 80 km/heure.

Cette décision est vécue comme pénalisante pour de nombreux usagers, pour qui ces routes constituent un moyen de déplacement quotidien incontournable.

Je suis bien évidemment favorable aux mesures permettant de sauver des vies humaines. Je considère cependant que le caractère uniforme de cette mesure est inutile.

Il aurait été préférable que la réglementation de la vitesse soit décidée au niveau des départements, et que l’abaissement à 80 km/h ne concerne que les tronçons accidentogènes.

Ces tronçons devraient également bénéficier d’aménagements pour être mieux sécurisés.

C’est ainsi, par une approche fine, au plus près des réalités locales, que l’on réduira le nombre de morts sur nos routes.

Je souhaite qu’à l’issue de la phase d’expérimentation, et en fonction des résultats obtenus, un ajustement puisse être le cas échéant envisagé.