J’ai voté contre le projet de loi Agriculture & Alimentation débattu de nouveau à l’Assemblée nationale.

Même si le texte consacre quelques dispositions utiles dans le prolongement des réformes adoptées sous le précédent quinquennat (lutte contre le gaspillage alimentaire, renforcement du bio-contrôle), c’est une nouvelle fois la déception qui l’a emporté.

Sur le revenu des agriculteurs par exemple, les mécanismes prévus ne permettront pas de rééquilibrer le rapport de force entre les producteurs et la grande distribution. Les prix dépendent, le plus souvent, des marchés mondiaux, et sans outil de régulation de ces marchés et de ces productions au plan européen, la loi française n’aura que peu d’effet.

Cette loi est la loi des occasions manquées : l’éducation à l’alimentation, l’encadrement de la publicité à destination des enfants, sont oubliés, et l’engagement du Président de la République d’interdire le glyphosate en 2021 n’est pas repris dans la loi.

Le Gouvernement est resté sourd aux améliorations que nous proposions : avec les députés de mon groupe, je me suis donc opposé à l’adoption de ce texte.