L’Assemblée nationale examinait hier les crédits de la mission écologie du projet de loi de Finances pour 2019. J’ai interpellé le ministre François de Rugy sur la récente hausse des taxes sur les carburants.

La hausse des taxes sur les carburants pénalise durement ceux qui n’ont que leur voiture pour se déplacer. Cette hausse est injuste, parce qu’elle frappe ceux qui n’ont pas accès aux transports en commun, pas de TER, pas les moyens de s’équiper à l’électrique. Les plus modestes devront ainsi faire un nouvel effort pour financer les largesses faites l’an dernier aux plus fortunés, avec la suppression de l’ISF. Pour une famille de deux parents et deux enfants, qui se chauffe au fuel et roule au gasoil, ce sera 580€ de taxes en plus d’ici 2022.

La réponse du Gouvernement ne peut pas être l’obstination.

Pour être comprise, la fiscalité écologique doit être juste, pas punitive. Elle ne peut être l’alibi pour remplir les caisses de l’Etat.

La réponse, c’est de reprendre la trajectoire d’une politique écologique plus juste, qui développe les TER, les transports collectifs, les voitures propres, l’isolation des logements, et qui donne les moyens à la France d’être très vite, pour tous, le pays de l’excellence environnementale. Il n’y aura pas de transition écologique réussie sans justice sociale et fiscale.