Je présentais aujourd’hui la proposition de loi pour des mesures d’urgence contre la désertification médicale en Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

La crise des gilets jaunes, comme les cahiers de doléances ont mis en lumière une réalité que chacun connait : des territoires qui perdent leurs bureaux de poste, leurs gares, leurs trésoreries, et leurs cabinets médicaux. Et cela vaut autant en Creuse qu’en Seine-Saint-Denis, en Mayenne ou dans le Lot. Nous ne devons pas baisser les bras.

C’est un enjeu de solidarité et de responsabilité, pour les législateurs, comme pour les acteurs concernés, élus locaux, médecins et professionnels de santé. On ne peut pas faire face à l’urgence territoriale et sociale en restant aux réponses d’hier. Ce serait dire aux Français : « vous vous sentez abandonnés mais nous, on continue de faire comme avant !

C’est la raison pour laquelle nous proposons ces mesures d’urgence, pour conjuguer régulation de l’installation, comme cela existe pour les pharmaciens, et incitation à venir exercer dans les territoires sous-dotés, par des pratiques médicales innovantes. »

Après de longs débats, les députés de la majorité, sourds aux voix des territoires qui souffrent, ont décidé de supprimer les dispositions ambitieuses de ce texte. Je le regrette sincèrement.

Le débat se poursuivra en séance publique avec le Gouvernement, le 31 janvier. Espérons que d’ici là, les députés de la majorité sauront entendre l’inquiétude de nombreux Français…