L’Assemblée nationale examinait aujourd’hui, en séance publique, ma proposition de loi pour des mesures d’urgence contre la désertification médicale.

Malgré le soutien de députés issus de tous les bancs de l’hémicycle, de gauche comme de droite, la proposition de loi a été dépecée par la majorité et vidée de son contenu.

Il ne reste rien des solutions d’urgence que j’avais proposées.

L’idée d’une régulation de l’installation des médecins, existant pour les pharmaciens, les kinés, les sages-femmes, pour les répartir harmonieusement sur le territoire national, a été rejetée. Même chose pour l’expérimentation visant à permettre aux pharmaciens, dans les zones sous-denses, de prescrire certains traitements pour des pathologies bénignes.

Une nouvelle fois, hélas, la majorité aura été plus à l’écoute de certains lobbys corporatistes qu’à la détresse de territoires en souffrance et de citoyens sans médecin.