Le vote de l’Assemblée nationale sur le projet de loi de ratification du CETA se déroulera demain, mercredi 17 juillet. Je voterai contre cette ratification.
Les échanges commerciaux sont nécessaires à l’équilibre et à la stabilité du monde, pour permettre le développement de toutes les économies. Mais les accords commerciaux doivent désormais être conformes à des exigences sociales et environnementales partagées par tous les partenaires.
Bien loin de ces exigences, le CETA est un contresens évident à l’accord de Paris contre le réchauffement climatique, signé lors de la COP 21 en 2015. Toutes les études sérieuses s’accordent sur ce point : en l’état actuel des façons de produire, l’application du traité occasionnera une hausse des émissions de gaz à effet de serre.
Ce texte met aussi en danger notre filière de viande bovine. Il met en concurrence nos produits de grande qualité avec des produits issus de bovins nourris aux antibiotiques. Nos éleveurs risquent d’en payer le prix fort.
Les Français veulent consommer mieux : la baisse de la qualité de leur alimentation au nom du libre-échange n’est pas admissible. Pourtant, le traité risque d’introduire sur nos marchés des viandes contenant des farines animales proscrites en France.
En définitive, cet accord n’est ni durable, ni viable ; il ne l’est ni pour notre économie, ni pour notre planète. On nous parle de traité de « nouvelle génération ». C’est en réalité un accord du passé.

J’interviendrai demain à l’Assemblée nationale, au nom de mon groupe, avant le vote.