J’ai défendu ce jour ma proposition de loi contre la désertification médicale et pour la prévention, en séance à l’Assemblée nationale.
Une fois encore, malgré le soutien des députés de gauche et de nombreux députés centristes, la majorité parlementaire a choisi de repousser un texte qui apporte des solutions nouvelles face aux difficultés de la désertification médicale.
La régulation de l’installation, qui existe pour les pharmaciens et d’autres professions de santé, qui permettrait de limiter les concentrations médicales dans certains territoires, via le principe du conventionnement sélectif, a été repoussée.
Ni les propositions relatives à la place des usagers dans les politiques de soins, ni les mesures en faveur d’une médecine de prévention, ou de lutte contre les dépassements d’honoraires excessifs, n’ont trouvé grâce aux yeux de la majorité.
On ne peut pas faire face à l’urgence territoriale et sociale en restant sur les réponses d’hier, qui n’ont pas produit de résultats.
Je regrette le conservatisme de la majorité. Alors que les inégalités se creusent entre les Français, la majorité est plus attentive à la voix de certaines corporations qu’à celle des territoires qui souffrent.