Je conteste l’accord de libre-échange conclu le 28 avril entre l’Union européenne et le Mexique, qui prévoit entre autres une exemption de droits de douane pour les produits agricoles.

Nous devons consacrer tous nos moyens à la résolution de la crise sanitaire. La négociation de traités de libre-échange est loin d’être une priorité. Elle est même contre-productive. » déplore le député de la Mayenne. « Cet accord est une source d’inquiétude supplémentaire pour nos filières agricoles, déjà fortement fragilisées.

Le texte, qui doit encore être approuvé par les États membres avant de pouvoir entrer en vigueur, ouvre notamment le marché européen à 20 000 tonnes de viande bovine importées du Mexique. Ces produits, soumis à des impératifs sanitaires et de qualité beaucoup moins stricts, risquent de concurrencer les agriculteurs locaux.

L’accord UE-Mexique doit être stoppé, de même que le CETA et le Mercosur. On ne peut pas parler d’alimentation durable et, dans le même temps, laisser la porte ouverte à l’importation de denrées de mauvaise qualité. La crise sanitaire doit au contraire nous inciter à retrouver notre souveraineté alimentaire.