J’ai voté ce mardi contre le projet de loi réautorisant l’utilisation des néonicotinoïdes dans l’agriculture.

La nocivité de ces produits pour la biodiversité est avérée, notamment pour les abeilles. Il est impensable de revenir sur leur interdiction, alors que 80% des insectes volants ont disparu depuis 30 ans.

Les néonicotinoïdes sont interdits dans l’agriculture depuis 2016. La question de leur retour s’est posée cet été, à la suite de la crise que connaît le secteur de la betterave sucrière, victime d’un puceron qui détruit une partie des récoltes, mais aussi de la dérégulation du marché mondial du sucre.

Nous devons évidemment soutenir pleinement la filière betteravière, mais il existe des alternatives au retour des néonicotinoïdes. Il faut accompagner l’ensemble des acteurs dans un changement des pratiques agricoles, combinant dans une même démarche traitements alternatifs par biocontrôle, prédateurs naturels et adaptation des semis. Un Fonds mutualisé doit aussi permettre d’assurer les pertes des récoltes entre régions et producteurs.

J’avais voté dès 2016 contre les néonicotinoïdes. En 2020 je reste constant dans mes choix, pour préserver notre environnement et notre santé, en accompagnant les producteurs pour réussir la transition agricole.