J’ai interpellé aujourd’hui, à l’Assemblée nationale, le Ministre de la Santé Olivier Véran sur la situation de l’hôpital en France face à l’épidémie de Covid.

Après avoir rappelé que la solution à la crise passait d’abord par la responsabilité de chacun pour respecter les consignes sanitaires, j’ai souligné que malgré les annonces du Gouvernement et du Président de la République, qui disaient cet été être prêts pour une deuxième vague, la situation des hôpitaux était de plus en plus alarmante.

Où sont les 12 000 places en réanimation annoncés en août ? Où sont les 4 000 lits supplémentaires promis ?

Les soignants font leur maximum, mais l’État aussi doit faire son maximum : nous le devons aux soignants, nous le devons aux Français. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles : nous devons ouvrir les lits qui manquent, former sans attendre ceux qui pourraient être mobilisés, et revaloriser fortement et rapidement les rémunérations des soignants, pour attirer de nouveau les aides-soignants, les infirmiers qui au fil du temps ont quitté l’hôpital.

Malgré les mesures annoncées en juillet à la suite du Ségur de la Santé, les craintes grandissent aujourd’hui sur la capacité des hôpitaux à tenir le choc face à la deuxième vague de Covid-19, qui pourrait être plus forte encore que la première.

Chacun d’entre nous doit respecter les consignes sanitaires et s’adapter au confinement, mais le Gouvernement, de son côté, doit tenir ses engagements. Nos soignants méritent plus que des applaudissements : les actes doivent suivre.