L’Assemblée nationale examine actuellement une proposition de loi relative à la « Sécurité globale » présentée par la majorité.

Nos fonctionnaires de police exercent un métier difficile. Il est légitime qu’ils soient protégés et respectés dans leur fonction.
Pour autant, plusieurs articles de ce texte constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux. L’article 24 en particulier, vient modifier la loi de 1881 sur la liberté de la presse et prévoit de restreindre la diffusion d’images de gendarmes ou policiers en intervention ; d’autres mesures comme l’utilisation des drones ouvrent la porte à une société de surveillance intrusive, dangereuse pour les libertés individuelles.

Ces mesures constituent des dérives graves contre les libertés de manifester et d’informer, piliers de notre démocratie et de notre pacte républicain.

Plus que jamais, notre pays a besoin d’apaisement pour renforcer le nécessaire lien de confiance et de respect avec notre police républicaine. Les mesures proposées par la proposition de loi « Sécurité globale » ne sont pas des solutions viables : elles vont au contraire aggraver les difficultés et les tensions déjà existantes.

Pour ces raisons, je m’opposerai à ce texte déséquilibré et dangereux