Ce mardi 12 janvier, lors de la séance de questions au Gouvernement, j’ai demandé au Premier Ministre de donner sa décision sur l’avenir des Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire.

Aujourd’hui, 3 000 salariés des Chantiers de l’Atlantique sont suspendus à la position du Gouvernement, qui doit dire s’il valide ou non leur vente au groupe Italien Fincantieri. Or, derrière Fincantieri, qui aurait pu être une solution européenne, se cache un opérateur industriel chinois.

Le risque, c’est un transfert de technologies et de savoir-faire vers des concurrents low cost qui mettrait à terre notre industrie navale, et condamnerait des milliers d’emplois directs et indirects.

L’alternative, c’est de travailler sans attendre à un projet industriel français qui associe l’État, la Région Pays de la Loire et des entreprises de haute performance. Il y va de nos emplois et de notre indépendance économique et industrielle.

Prenant la parole pour Jean Castex, le ministre Olivier Dussopt s’en est tenu à une réponse très évasive, insistant sur la nécessité de « nouvelles discussions communautaires et avec le Gouvernement italien ».

« Vous n’avez pas répondu à ma question », ai-je déploré.