Le projet de loi « Climat », censé être issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, est examiné depuis lundi à l’Assemblée nationale.

Ce texte sonne creux. Non seulement il ne permettra pas d’atteindre nos objectifs pour le climat, mais il oublie aussi complètement la justice sociale, qui est essentielle pour réussir notre transition écologique.

Nous avons beaucoup à faire pour rééquilibrer ce texte. Avec mes collègues socialistes membres de la commission spéciale, nous soutenons plusieurs mesures fortes et justes pour le climat :

– Une véritable régulation de la publicité pour les produits les plus polluants et nocifs ;

– Un Prêt à Taux Zéro « rouler propre », garanti par l’État, pour permettre aux ménages modestes l’achat de véhicules non polluants ;

– L’expérimentation de « Territoires Zéro Faim », où seraient notamment distribués des chèques alimentaires permettant l’achat de produits frais et/ou locaux et de qualité ;

– Un moratoire sur la fermeture des petites lignes SNCF ;

– Un taux de TVA à 5,5% pour les services publics de transport terrestre réguliers (SNCF) pour inciter encore plus les usagers à utiliser les transports en commun ;

– Une interdiction stricte de la location des logements « passoires thermiques » dès 2028 ;

– Un moratoire sur l’installation des plateformes logistiques d’e-commerce afin de soutenir le commerce de proximité et de limiter le transport de marchandises et l’artificialisation des sols ;

– Un fonds de transition agro-écologique pour accompagner l’ensemble des filières agricoles et alimentaires françaises ;

– La création d’un « Fonds 3E : Entreprise Emploi Écologie » dédié au financement de la reconversion professionnelle dans les secteurs économiques les plus polluants ;

– Un affichage environnemental et social sur les produits.

Je porterai également, par voie d’amendement, les articles de ma proposition de loi pour une nouvelle étape contre le gaspillage alimentaire, adoptée à une large majorité par la commission des affaires économiques en février dernier.

Nous pouvons faire de ce texte la grande loi climat dont notre pays a besoin, mais pour le moment, nous en sommes loin. À ce stade, le gouvernement et la majorité refusent de modifier le projet de loi en profondeur.

Je continuerai à porter l’idée d’une transition écologique juste et équitable pour tous.