Alors que les urgences sont en grève à Laval et que près de 4 000 personnes étaient rassemblées à Mayenne le 9 octobre dernier pour défendre l’hôpital, j’ai interrogé le ministre de la Santé Olivier Véran, lors des questions d’actualité au Gouvernement, sur les déserts médicaux qui progressent et la situation de plus en plus tendue des hôpitaux.

Chaque jour, des médecins partent à la retraite sans être remplacés. Chaque jour, des patients se tournent en désespoir de cause vers les urgences de l’hôpital, qui sont alors au bord de la rupture, avec des soignants épuisés.

Quand les médecins viennent à manquer, quand les urgences viennent à craquer, c’est un SOS que nous lançons.

« Quand le gouvernement va-t-il enfin prendre à bras-le-corps cette inégalité majeure entre les citoyens face à la santé ? Quand le gouvernement pendra-t-il enfin les mesures pour assurer la présence des médecins là où on a besoin d’eux, et d’abord là où ils manquent ? » ai-je interrogé.

Dans sa réponse, le ministre a fermé la porte à toute forme de régulation.