J’ai déposé cette semaine une proposition de « Loi d’urgence contre la désertification médicale », au nom du Groupe des députés Socialistes et apparentés. Cette proposition sera examinée les 13 et 20 janvier prochains par l’Assemblée nationale.

Je porte ce combat depuis des années, et ma détermination grandit à mesure que la situation continue de s’aggraver », soutient le député de la Mayenne. « Notre système de santé est près de craquer. Des millions de Français n’ont plus accès à un médecin près de chez eux. Les conséquences sont visibles autour de nous : des patients qui renoncent à se faire soigner, les urgences qui saturent, l’hôpital public en grande souffrance.

Le texte propose notamment d’instaurer une obligation de présence en désert médical pour les jeunes médecins en dernière année d’internat, puis pendant les deux ans suivant l’obtention de leur diplôme. À cette mesure s’ajoute un conventionnement sélectif, pour limiter les nouvelles installations dans les zones déjà bien pourvues en médecins et les orienter vers les zones sous-denses.

Les mesures du gouvernement pour ouvrir le numerus clausus ne seront pas efficaces à court terme : il faut près de 10 ans pour former de nouveaux médecins, alors que nous avons besoin de solutions maintenant. Face à l’urgence, ce que nous proposons, c’est un nouveau Contrat entre la Nation et ses médecins, pour des solutions concrètes, même temporaires, le temps de faire face à la crise.