J’ai voté pour l’instauration d’un pass vaccinal en France lors de l’examen du projet de loi « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » par l’Assemblée nationale, dans la nuit du mercredi 5 janvier au jeudi 6 janvier.
La vaccination est notre meilleure arme contre la pandémie. Il n’existe pas d’autre solution à grande échelle pour se protéger soi et protéger les autres des formes les plus graves du Covid. La vaccination obligatoire pour les adultes aurait été une solution claire et applicable à tous. Ce n’est pas le choix assumé par le Gouvernement.
Face à l’explosion du nombre de cas, face à la saturation des hôpitaux qui accueillent très majoritairement des personnes non vaccinées dans les services en charge des malades du Covid, la responsabilité impose aujourd’hui, comme hier, d’inciter à la vaccination du plus grand nombre : c’est pourquoi j’ai voté le pass vaccinal, même s’il est contraignant dans la vie quotidienne. Les questions partisanes n’ont pas leur place face à la situation sanitaire : seuls comptent les moyens de faire face efficacement à l’épidémie.
Avec mon Groupe parlementaire, nous avons proposé plusieurs dispositions pour tenir compte de situations particulières, notamment sur les personnes ayant une contre-indication au vaccin, sur les jauges retenues dans les événements rassemblant du public, ou sur la protection des données pour la plateforme des tests. La majorité les a hélas rejetées. Seule l’exemption du pass pour les mineurs de 12 à 17 ans, qui n’ont pas à être pénalisés du choix de leurs parents de ne pas les vacciner, a été votée.
En dépit des déclarations choquantes et méprisantes du Président de la République contre une partie des Français, l’intérêt général commande de prendre des mesures rapides face à la situation sanitaire : il s’agit de sauver des vies, de soulager la pression sur les soignants, et d’agir pour sa santé avec le souci de celle des autres.