La proposition de loi d’urgence contre la désertification médicale, que je porte et qui a été examinée ce jour en séance, a été rejetée par la majorité à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement et la majorité se sont opposés au texte.

Je considère que l’actuelle majorité ne prend pas la mesure de la détresse, de l’angoisse de nos concitoyens quand il n’y a plus de médecins près de chez eux. Alors que la situation continue de se dégrader dans nos territoires, cela ressemble de plus en plus à un déni de réalité.

Malgré le soutien de la gauche et de l’UDI lors des débats, les deux articles de la proposition de loi ont tour à tour été supprimés, vidant de fait le texte de sa substance.

Je suis profondément déçu de voir que le gouvernement et la majorité s’obstinent dans le refus de toute forme de régulation pour l’installation des médecins, sans même accepter une expérimentation. Nous sommes face à un gouvernement qui se crispe sur des réponses inefficaces, mais les idées que je porte gagnent du terrain à chaque fois que le débat est posé dans l’hémicycle. Je continuerai à défendre le droit à la santé pour tous, à l’Assemblée et sur le terrain.