Une nouvelle fois, les urgences du Centre Hospitalier de Laval ferment cette semaine chaque soir à 18h30.

Nous ne devons surtout pas nous habituer à cette situation. Ne la laissons pas se banaliser : c’est un recul pour notre service public hospitalier, et pour la prise en charge des patients en Mayenne la nuit, même si, heureusement, les urgences vitales sont assurées.
La mobilisation des soignants, des citoyens, des élus a permis d’obtenir des crédits de rénovation bienvenus pour les services des urgences et de réanimation de l’hôpital de Laval. Mais ces annonces ne règlent pas la situation dans l’immédiat et en particulier le manque de personnels urgentistes pérennes.
Cette situation reste inacceptable.
Nous demandons au ministre de la Santé :
– l’activation d’une solidarité régionale et inter-régionale, pour obtenir des renforts humains d’autres CHU ;
– la mise en place d’un dispensaire de pré-accueil aux urgences, pour une réponse adaptée aux besoins de soins de chacun ;
– l’affectation de personnels urgentistes, y compris de médecins militaires, pour faire face aux besoins immédiats.

La question de fond reste la désertification médicale. Tant que des territoires comme les nôtres manqueront de médecins généralistes et spécialistes en cabinet, les patients se tourneront vers les urgences. La régulation de l’installation des médecins est donc plus que jamais à l’ordre du jour, hélas rejetée par le gouvernement et la majorité.

Guillaume Garot Florian Bercault
Député de la Mayenne Maire de Laval