J’ai proposé ce jour la création d’un « groupe de travail transpartisan sur les déserts médicaux et l’accès aux soins primaires », ouvert à tous les députés issus de toutes les tendances républicaines siégeant à l’Assemblée nationale.

Alors que notre système de santé est à bout de souffle, près de craquer dans de nombreux territoires, je veux relancer le dialogue et la recherche d’un consensus dans la lutte contre la désertification médicale, pour trouver et faire adopter des solutions justes et efficaces. Nous nous fixons pour objectif de déboucher sur des propositions partagées d’ici au 1er octobre.

Neuf millions de Français vivent aujourd’hui dans un territoire en désertification médicale, selon les chiffres du Ministère de la Santé. Ils se sentent abandonnés par le système de santé, plus particulièrement dans les territoires ruraux et périurbains.

Je suis engagé depuis plusieurs années dans ce combat pour l’égal accès aux soins. Face à une situation qui s’aggrave chaque jour davantage, il est nécessaire de répondre par des mesures puissantes, notamment la régulation de l’installation des médecins libéraux. Jusqu’aujourd’hui, les quatre propositions de loi que j’ai défendues en ce sens aux côtés de nombreux parlementaires, de toutes sensibilités, ont été chaque fois refusées.

Je souhaite que la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale permette de mieux prendre en compte les propositions des députés de terrain sur les déserts médicaux. C’est à cette cause essentielle que je veux consacrer mon énergie, conformément aux engagements que j’ai pris dans la campagne électorale. C’est une initiative que je porte en lien avec Boris Vallaud, Président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée.