L'annonce d'Henri Proglio, PDG d'EDF, de renoncer à sa rétribution de 450.000 euros chez Veolia est un nécessaire retour à l’ordre des choses, mais pour autant la question de fond n’est pas résolue.
M. Henri Proglio doit couper tout lien avec Veolia. Ce mélange des genres public-privé n’est pas tolérable. Jusqu’à présent, les patrons des grandes entreprises de services publics travaillaient au service exclusif de l'intérêt général et non pas d'un intérêt particulier.
En laissant M. Proglio garder un pied chez Veolia, le Gouvernement facilite, sans le dire, un rapprochement EDF-Veolia, c'est-à-dire une future privatisation. C’est déjà ainsi que le Gouvernement a procédé avec GDF en nommant à sa tête l’ancien patron du groupe Suez, Gérard Mestrallet.
On connaît la suite : le rapprochement GDF-Suez qui conduit à la privatisation de GDF.
