Depuis cinq ans, les familles des classes moyennes et populaires ont été fragilisées par une politique familiale injuste marquée notamment par la diminution de l'accueil des enfants en maternelle et la suppression de la demi-part fiscale pour les personnes seules ayant élevé un ou plusieurs enfants.
Actuellement, 10% des ménages les plus favorisés captent plus de 40 % des aides du quotient familial. Ainsi, le calcul du quotient familial avantage nettement les familles les plus aisées et les prestations familiales ne corrigent plus suffisamment ces inégalités.
Il est nécessaire de faire évoluer le dispositif du quotient familial, au bénéfice des familles des classes moyennes et populaires, par une nouvelle modulation qui ne créera pas de dépenses supplémentaires au budget de l'Etat. Surtout, elle devra prendre sens dans une réforme fiscale plus large, qui concerne l'ensemble des revenus et qui place la justice et l'égalité en son cœur.