La guerre, le terrorisme, les persécutions en Irak, en Syrie, ou en Afghanistan, jettent des milliers d’hommes et de femmes en Méditerranée, à la recherche d’un asile et d’une vie en sécurité. Ils sont nombreux à Calais, poste-frontière avec la Grande-Bretagne depuis 2003, entassés dans des camps de fortune que le gouvernement a promis de démanteler.

Des solutions de relogement dignes doivent être proposées, partout sur le territoire national. C’est une question de solidarité avec les Calaisiens.

La Mayenne doit prendre sa part à cet effort de solidarité. Déjà sont accueillies dans certaines communes des familles qui s’intègrent jour après jour, en attendant de pouvoir regagner leur pays. Les demandeurs d’asile de Calais sont hébergés à Laval, et le seront aussi bientôt à Sainte-Suzanne, pour quelques mois. Des inquiétudes ont été exprimées.

Le Préfet a apporté des réponses claires sur la durée du séjour, l’accompagnement des migrants et la sécurité.

Il est capital en effet que tout soit fait pour apaiser les craintes. Les préjugés doivent être démontés et le rejet combattu. Leur exploitation politique est indigne. Il est de la responsabilité de tous, en Mayenne, de faciliter la situation, de favoriser le dialogue, la compréhension, dans le respect des règles et du droit.

Notre département est attaché aux valeurs humanistes d’ouverture et de respect. Nous devons y rester fidèles.