Ce mardi, 218 députés et sénateurs, de droite et de gauche, ont enclenché une procédure de Référendum d’Initiative Partagée sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris) voulue par le gouvernement.

Je suis signataire du texte signé par les parlementaires, première étape pour l’organisation d’un référendum d’initiative partagée.

Au-delà des clivages politiques, de gauche à droite, nous pensons que cette privatisation est un contre-sens stratégique et économique.

D’abord parce qu’ADP, équipement public d’intérêt national, est une entrée majeure sur notre territoire. C’est donc un enjeu de souveraineté nationale, qui ne peut être concédée aux intérêts privés.

Ensuite, parce que l’entreprise ADP est une source de financement pour l’Etat. En 2018, Aéroports de Paris a versé 173 millions d’euros de dividendes à l’Etat. Se priver de cette entreprise florissante, c’est se priver d’une importante part de financement pour nos services publics. La privatisation des autoroutes, en 2006, devrait faire réfléchir le Gouvernement et la majorité…

Il nous faut maintenant réussir à mobiliser 10% du corps électoral (4,5 millions de citoyens) pour soutenir cette proposition de référendum et permettre aux Français de s’exprimer.

Cette privatisation n’était pas au programme du candidat Macron. Aux Français de trancher désormais !