Mardi 24 Mars 2026Santé Économie / Social
Refus de la revalorisation salariale des aides à domicile : une décision injuste
Le Gouvernement a refusé de valider l’accord des partenaires sociaux visant à augmenter la rémunération des aides à domicile.
C’est une décision profondément injuste .
Cet agrément était d’autant plus attendu qu’il intervenait après deux refus précédents du Gouvernement. Concrètement, pour les aides à domicile, cela signifie une absence de revalorisation salariale depuis près de 3 ans et des rémunérations qui se situent, pour le bas de la grille, en dessous du salaire minimum.
Les aides à domicile font face à une dégradation de leur pouvoir d’achat, déjà limité, en particulier dans le contexte d’augmentation des prix des carburants que connaît notre pays. Cette hausse des prix des carburants affecte directement les salariés de l’aide à domicile dont l’activité implique des déplacements quotidiens.
L’agrément en question - qui consistait en une revalorisation d'un peu plus de 63 € bruts mensuels par personne - était indispensable pour donner un signal positif aux salariés du secteur qui chaque jour œuvre pour le bien-être de nos aînés.
Cette décision vient fragiliser un secteur déjà confronté à de fortes tensions de recrute-ment et à un risque de désaffection, alors même que les besoins d’accompagnement à domicile ne cessent de croître avec le vieillissement de la population.
Les métiers du soin et du lien social humain doivent être mieux considérés et mieux ré-munérés. C’est une question de priorité politique et de reconnaissance due à ces femmes et ces hommes engagés au quotidien pour les autres.
Face à la crise des finances publiques, le Gouvernement n’a pas voulu demander un ef-fort aux plus aisés. Mais il n’hésite pas à demander aux salariés les plus modestes de toujours se serrer davantage la ceinture.