Table ronde à la Maison des Agriculteurs : la position de G. Garot

Une table ronde réunissant producteurs, transformateurs et grande distribution de notre département et de notre région s'est tenue à la Maison des Agriculteurs à Laval lundi après-midi. Député, j'y ai pris ma part.

J'ai plaidé pour que les accords du 17 juin sur le prix de la viande - porc et boeuf - et du 24 juillet sur le prix du lait soient respectés. Les engagements doivent être tenus.

Au delà, j'ai réaffirmé la nécessité d'une régulation des marchés, à l'échelle nationale comme européenne. Cela passe en particulier par des contrats signés à la fois par les producteurs, les transformateurs et la grande distribution, fixant prix et conditions de ventes. Ces contrats à 3 doivent permettre à chacun de s'y retrouver, et de tirer un revenu décent.

Face à la course aux prix bas, les filières doivent se réorganiser pour permettre une juste rémunération de chacun. Sans éleveurs, pas d'industrie de la transformation et pas d'économie rurale vivante.

Crise des prix agricoles : pas de solution sans régulation

Le plan d'urgence pour l'élevage présenté par le Gouvernement est solide : il soulage la trésorerie des exploitations les plus fragiles et aide en particulier les jeunes agriculteurs à tenir face à la crise des prix de la viande. Avec 600 M€, c'est un vrai geste de solidarité de la Nation pour ses éleveurs.

Les prix bas, qui ne permettent pas aux producteurs de vivre de leur travail, ne sont pas une fatalité. Mais il n'y aura pas de solutions durables sans régulation efficace. La fin des quotas laitiers en Europe, décidée en 2008, soumet nos producteurs aux aléas du marché mondial, tandis que la loi LME du Gouvernement Sarkozy-Fillon a laissé les producteurs et transformateurs démunis face à la grande distribution.

Les démarches Viande de France et Lait de France sont pleinement utiles pour inciter les consommateurs à "acheter français". Mais au delà, il est impératif de mettre au point de nouveaux mécanismes de contractualisation sur les prix qui engagent producteurs, transformateurs et grande distribution, pour permettre à chacun de s'y retrouver et de tirer un revenu décent. Également, les filières doivent se restructurer pour regagner les marchés perdus en France et en conquérir de nouveaux à l'export, en valorisant la qualité France. Ce travail a été engagé depuis 2012 et permet à des secteurs comme la volaille de mieux s'en sortir aujourd'hui. Il doit être poursuivi dans les autres secteurs d'élevage, pour redonner des perspectives d'avenir à nos agriculteurs.

Grèce, je voterai l'accord à l'Assemblée nationale

L'accord intervenu entre la Grèce et les autres pays de la Zone Euro, lundi matin, est un soulagement. Il évite une sortie de la Grèce de la zone euro, humiliation pour le peuple grec et véritable tsunami financier aux conséquences incontrôlables pour notre économie.

Cet accord est un compromis. Chacun a fait des concessions : l'aide de l'Europe oblige la Grèce à de profondes et très exigeantes réformes, sur les retraites, sur la fiscalité, sur le marché du travail. Mais l'Europe viendra aussi en soutien de l'économie grecque, pour une nouvelle croissance qui permette à la Grèce de rembourser ses dettes.

Face à ceux qui voulaient exclure la Grèce de l'Euro, l'Europe a ainsi montré qu'elle savait tendre la main pour préserver son unité : c'est pourquoi je voterai le plan présenté, soumis aux députés français. Cet accord est d'intérêt général, pour la stabilité de notre monnaie, de l'Europe et donc de la France.

Il reste que la Zone Euro devra se doter d'une vraie gouvernance, pour piloter politiquement et démocratiquement notre monnaie. C'est l'enjeu d'une nouvelle étape de la construction européenne : notre avenir n'est pas dans moins d'Europe, mais dans une Europe plus soudée, mieux gouvernée et plus efficace.

Pour une Europe de la solidarité et de la responsabilté

Les Grecs ont fait un choix dimanche dernier. Nous devons le respecter et en tenir compte, après des années d'efforts aux conséquences sociales très dures. Néanmoins ce référendum grec ne rend pas moins légitime la parole des autres peuples, à travers leurs gouvernements démocratiquement élus.

La Grèce doit rester dans la zone euro. C'est l'intérêt de tous, des Grecs comme de toute l'Europe. Il faut en effet éviter les attaques spéculatives contre notre monnaie et par effet de domino contre les pays d'Europe en difficulté.

Tout doit être tenté pour un accord global, solide et durable avec la Grèce. Il devrait porter sur un rééchelonnement de la dette, un soutien à l’investissement et à la croissance en contrepartie d'indispensables réformes de l'État grec, en particulier sur la fiscalité.

Une sortie de la Grèce de la zone Euro nous fragiliserait collectivement. La France a un rôle éminent, historique à jouer pour rapprocher les points de vue. Ce qui est en cause, c'est l'Europe que nous voulons : une Europe de la solidarité et de la responsabilité.

Crise des prix agricoles : répondre à la détresse.

Les éleveurs sont en proie à une profonde détresse. Faute de prix rémunérateurs, beaucoup de producteurs de porc ou de bovins-lait ne tirent plus aucun revenu de leur travail. Pire, l'endettement s'alourdit et plombe l'avenir. Pour autant, rien ne justifie la violence dans les manifestations et actions revendicatives. Ni pour les agriculteurs, ni pour aucune catégorie sociale ou professionnelle.

Les solutions doivent nécessairement impliquer l'ensemble des acteurs de chaque filière, à court et moyen terme, pour que chacun s'y retrouve. Des engagements ont été pris lors de tables rondes au ministère de l'agriculture, pour une augmentation régulière des prix payés par les grandes surfaces aux producteurs : ils doivent être tenus. Le Médiateur des Relations Commerciales Agricoles doit en assurer la vérification dans les tous prochains jours et les pratiques abusives des grandes surfaces devront être sanctionnées.

Au delà, les collectivités locales ont un rôle à jouer. En Mayenne, les cantines des écoles et collèges doivent faire le choix d'un approvisionnement local, pour soutenir nos producteurs. Rien ne s'y oppose. C'est la responsabilité des élus.

A moyen terme, ce sont nos filières qui doivent se réorganiser, pour reconquérir les marchés intérieurs perdus et répondre à une demande mondiale de produits de qualité. Le défi est crucial et devra être relevé, avec l'appui de l'Etat. La création des logo "Viande de France" en 2013, ou "Lait de France" est un pas important en ce sens. Leur utilisation doit être généralisée.

Du concret pour les familles

Plusieurs mesures de justice sociale entrent en vigueur ce 1er juillet. Des mesures concrètes pour l'accès aux soins et le pouvoir d'achat des familles.

Le nouveau dispositif d’aide à la complémentaire santé va permettre aux Français modestes de bénéficier d’une baisse de prix de leur contrat de mutuelles allant jusqu’à 45%, ce qui représentera 300€ d’économies pour une personne seule. Près de 1,4 million de personnes devraient être concernées par cette mesure fin 2015.

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Guillaume Garot invité de LCP et LCI

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Je participerai à l’émission « la séance continue », sur La Chaîne Parlementaire, ce mercredi 1er juillet à 16h pour un débat avec Franck Riester, député de Seine et Marne (LR).

Je participerai également au débat de la Newsroom LCI, à 19h30.

L'action de groupe contre les discriminations pour défendre l'égalité dans la vie réelle

J'ai voté pour la proposition de loi créant l’action de groupe en matière de discrimination. C'est malheureusement un fait, les discriminations liées à l’emploi, au logement et aux services persistent dans notre pays. Notre proposition de loi donne naissance à un droit nouveau attendu depuis longtemps par les associations. L’action de groupe permettra demain aux victimes de discriminations de s’unir sous la bannière d’une association ou d’un syndicat pour demander réparation. Son effet dissuasif devra permettre à terme de faire progresser l’égalité.

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La priorité : l’emploi dans les TPE et dans les PME

Le Gouvernement a présenté des mesures pour faciliter l’emploi dans les TPE et PME en France, qui emploient près de 50% des salariés.

Alors que la reprise est amorcée, il est indispensable de permettre aux TPE et au PME, au cœur de notre économie, d’embaucher, de créer puis développer leur activité et de faciliter les démarches administratives.

La première mesure est une aide au recrutement du premier salarié. D’un montant de 4.000 euros sur 2 ans pour tout CDI ou tout CDD de plus de 12 mois, elle s’appliquera à tous les contrats signés entre le 9 juin 2015 et le 8 juin 2016.

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RSI : des mesures encourageantes

Le Régime Social des Indépendants (RSI) doit impérativement être amélioré.

Depuis la réforme de 2008, les ratés sont trop nombreux et pèsent sur les affiliés, artisans et commerçants. J’avais alerté le Gouvernement en janvier.

Sept mesures ont été annoncées après le rapport des deux députés Sylviane Bulteau et Fabrice Verdier : généraliser les médiateurs locaux, autonomes et indépendants, pour accompagner les dossiers complexes et guider les assurés ; avoir une gestion fiable et personnalisée des dossiers des assurés, afin que le système ne produise plus d’erreurs ; calculer les cotisations sur l’année précédente N-1, pas sur l’année N-2.

C’est une première étape. Il faut continuer pour rétablir une relation de confiance entre le RSI, et ses affiliés car il n’est pas acceptable qu’ils subissent seuls les failles de ce régime.

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