
Oui, disons le haut et fort : la réforme des rythmes scolaires est une réforme nécessaire pour nos enfants.
Elle va leur permettre de sortir d’un système, la semaine de 4 jours, qui s’avère, à long terme, éreintant autant que contreproductif car, on le sait, la concentration du temps d’enseignement est source de fatigue, de déconcentration et aggrave donc le risque d’échec scolaire.
A ce titre, le classement des 34 pays de l’OCDE est significatif : les écoliers français ont le nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays. La France compte 144 jours de cours par an, contre 190 au Royaume-Uni et 208 en Allemagne. En revanche, nous avons le nombre d’heures de cours par semaine le plus élevé : 24 heures pour la France, 21 à 25 heures pour le Royaume Uni et 15 à 20 heures en Allemagne.
Bien sur, cette reforme demandera des adaptations, notamment pour organiser des activités périscolaires. Je comprends les inquiétudes, de maires, d’élus, face à ces nouvelles obligations. Mais Jean Marc Ayrault l’a dit : un fonds spécial d’accompagnement de 250 millions d’euros sera crée pour les aider à s’adapter à cette réforme essentielle.
Pourquoi ? Parce que tout commence à l’école. Pas seulement l’étude, l’acquisition de connaissances. L’éducation citoyenne commence à l’école, la façon de se comporter dans un monde de plus en plus dur et complexe ; le rapport à l’autre, la vision du monde. Tout ce qui fait un adulte se forge en partie dans ce lieu « sacré » qu’est l’école.
Cette école, nous voulons la refonder, après 10 ans d’une politique de droite qui l’a abimée et affaiblie, tant sur le plan pédagogique que social. Aujourd’hui, nous voulons remettre l’école au cœur de la République avec un seul objectif : le développement harmonieux de nos enfants, quelles que soient leurs origines ethniques ou sociales.
Réformer les rythmes scolaires, c’est donc prendre d’abord soin des élèves, c’est respecter le temps nécessaire aux apprentissages, pour s’ouvrir au monde qui nous entoure. C'est ce que nous voulons pour nos enfants.
Aujourd'hui j'entame à Londres ma tournée européenne de lutte contre le gaspillage.